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Fin de la course Jacques Fabre de Fabrice Amedeo : 1eres données sur la santé de nos océans

jeudi 28 novembre 2019
- Direction Marketing et Communication
Fin de la course Jacques Fabre de Fabrice Amedeo : 1eres données sur la santé de nos océans

Parti le 27 octobre dernier du port du Havre, le skipper Fabrice Amedeo avait en tête des objectifs très clairs : faire la meilleure course et délivrer les 1eres données sur l’état de nos océans. La cible est atteinte !

Fabrice Amedeo, reporter et navigateur chevronné a souhaité mettre sa passion de la voile au service de la préservation des océans et de la planète. Ainsi l’installation d’un capteur sur son bateau  va permettre, entre autre, de mesurer la teneur en micro-plastique des océans, la salinité de l’eau, le taux de CO2, mais également la teneur en phytoplancton.

Ces données collectées tout au long de la course, dans des endroits où les bateaux scientifiques ne passent que rarement, sont destinées aux instituts tels que l’Ifremer, Geomar, Max -Planck Institute ou encore Jcommops. Envoyées en temps réel, ces informations permettront aux scientifiques de mieux appréhender les changements climatiques et la détérioration de notre écosystème.

L’implication du skipper dans ce projet, qui correspond en tout point aux valeurs d’Onet, a abouti à un partenariat sur les 3 prochaines années afin de financer le capteur embarqué.

 

Fabrice Amedeo et Eric Péron : 9ème de la Transat Jacques Vabre dans la catégorie Imoca

« Je suis arrivé ! Comme toujours, beaucoup d’émotion à revoir la terre et à poser à nouveau les pieds dessus. Et comme toujours, cette envie d’y retourner qui reste intacte tant ces moments au large sont magiques» commente Fabrice Amedeo.

Lundi 11 novembre, il est 5 heure – 16 minutes et 7 secondes lorsque l’équipage, composé de Fabrice Amedeo et Eric Péron, coupe la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre au terme de 14 jours et 16 heures de navigation. Après avoir été classés 10ème , les skippers se voient finalement gratifiés de la 9ème place à Salvador de Bahia !

 

Les premières données du capteur embarqué arrivent aussi à destination

« Il fallait que je m'engage pour une cause qui me dépasse, elle a été toute trouvée : la préservation des océans et de la planète, un sujet "urgentissime" confie-t-il.

Les premières données, extraites du capteur ont été envoyées aux différents partenaires scientifiques Ifremer, GEOMAR et Max Plank Institut.

Force est de constater à réception de ces premiers éléments, essentiels pour comprendre l’interaction entre atmosphère et océan, que le capteur fonctionne correctement. Le travail commence juste, des analyses vont être réalisées, suivront des modélisations qui permettront de tirer des conclusions le moment venu.

 « Nous avons besoin de ces données pour modéliser les évolutions scientifiques à venir ».Un retour motivant pour Fabrice : « Je trouve absolument génial de pouvoir continuer à régater avec les mêmes objectifs sportifs tout en navigant pour la communauté scientifique »

Capteur - Fabrice Amedeo - 1

Quelles sont les premières constatations ?

Sans entrer dans l’interprétation des résultats, les scientifiques ont observé quelques éléments intéressants sur les résultats recensés, et ont enrichi leur connaissance des données pour mieux les comprendre.

 

Poursuite prélèvements à l’occasion du convoyage retour 

A l’occasion du convoyage retour, le capteur océanographique installé à bord du bateau  reprendra son rythme de prélèvements quotidiens 24/24 mais une nouvelle donne s’ajoutera à ce qui a déjà été validé sur la Transat Jacques Vabre.

Pour cette traversée, en effet, Fabrice Amedeo sera acteur des relevés ainsi qu’il l’explique au moment de quitter la Baie de Tous les Saints : «  Je suis très content de repartir dans l’autre sens, avec cette fois-ci une valise d’éprouvettes pour faire des prélèvements in situ toutes les 24 heures et encore le capteur qui va produire des données pour la communauté scientifique ».

Le navigateur va donc franchir un stade supplémentaire dans sa volonté de mettre son bateau et sa condition de coureur au large au service de la Science, afin de mieux appréhender l’évolution de notre planète et de ses océans.